Pac-Man a 30 ans
Pour continuer dans notre section « rétro » nous allons parler aujourd’hui de ce célèbre camembert jaune, qui fête cette année ses 30 ans, le bien nommé Pac-Man.
Ses origines, alimentaires
Sorti en 1979 au Japon puis en 1980 aux États-Unis, édité et développé par la société Namco, l’objet de notre dossier aujourd’hui s’appelle Pac-Man. Son créateur, Tohru Iwatani, nous met en scène dans un labyrinthe une espèce de gros goinfre qui n’a pour lubie que d’avaler toutes les Pac-Gums afin de passer au niveau supérieur. Pour l’en empêcher, quatre fantômes, eux aussi affamés, hantent le labyrinthe. Pour se défendre, notre brave glouton jaune pouvait gober des super Pac-Gums, sorte de produit dopant qui le rendait invincible pendant un court instant. Histoire de varier ses repas et de trouver le bon régime alimentaire, Pac-Man pouvait améliorer son score en engloutissant des fruits car déjà à l’époque il fallait manger cinq fruits et légumes par jour pour booster son record. “Mangez des pommes” qu’il disait, mais aussi des cerises, des fraises, des oranges et des melons.
En théorie, le jeu était infini mais en 1999, le champion du monde américain Billy Mitchell fit “bugger” le programme en explosant tous les records avec un score de 3 333 360 points. C’est là qu’on se rendit compte que finalement le jeu comportait 256 niveaux. Six heures de jeu pour en arriver là et une belle crampe à la main.
Son appellation d’origine contrôlée
Mais alors comment pourrions-nous traduire ce titre de jeu chez nous? Et bien tout simplement par: “l’homme scrountch”, “l’homme miam” ou bien encore “monsieur croc”, bien moins classe tout de même. Si les croque-monsieur viennent de là? Je ne saurais le dire, en tout cas une chose est sûre : lorsqu’on entend quelque chose, on le décrit différemment en fonction du pays où l’on se trouve. Je m’explique, prenons l’exemple le plus connu, celui du chant du coq. En français le chant du coq, qu’il soit élevé en batterie ou en plein air n’y changeant rien, est traduit par l’onomatopée Cocorico. En revanche en Italie le coq fait plutôt Chicchirichi. Alors que les anglais eux entendent Cock-a-doodle-doo (“ils sont fous ces anglais” *Obélix*). Et l’on pourrait faire la même chose avec chaque onomatopée. Quand on mord dans une pomme on aura tendance à entendre Croc-Croc alors que les japonais eux entendront Paku-Paku. D’où ce titre PuckMan utilisé au départ mais très vite changé en PackMan afin d’éviter que certains ne s’amusent à gratter le P sur la borne d’arcade pour en faire un F.
Organisme Génétiquement Modifié, par la suite
En 1981, Pac-Man se voit pousser un noeud dans les cheveux, des cils plus longs et des bottes rouges. : c’est l’apparition de MissPac, suite à un sondage américain qui montrait que 98% des joueurs étaient des hommes. Ils pensaient alors que cette touche plus féminine attirerait davantage de filles joueuses. Malheureusement, la Miss fut un « échec », puisque le jeu ne rencontra du succès qu’auprès des garçons. A la base ce titre est une version non autorisée mise en place par Midway qui, pour éviter le procès cède ses droits à Namco et, sort du coup en 1984 PacLand, une adaptation de la série animée de Pac-Man diffusée sur les chaines télévisées.
Le concept change, Pacland est un jeu à la Mario Bros, mais beaucoup moins bien réussi que celui-ci. Le jeu ne tiendra le coup que grâce à la célébrité du personnage, un peu comme certaines licences de nos jours. On trouve alors sur le marché de nombreux produits dérivés, des albums musicaux et même une apparition dans la série The Simpsons.
C’est en 1987 que le “vrai” Pac-Man fait son retour avec PacMania toujours édité par Namco, avec toujours le même principe de labyrinthes, de pilules EPO, de fantômes et de fruits à croquer (pas le choix avec une pomme’pot ou un yaourt à boire). Pourtant des différences notables font leur apparition, le jeu est en 3D isométrique, Pac-Man peut dorénavant sauter et qui plus est le jeu est en scrolling multidirectionel. C’est à dire que l’on n’aperçoit plus tout le plateau comme c’était le cas avant mais que la caméra se
déplace de sorte à ce que Pac-Man soit toujours au centre de l’écran. Ajoutez à cela deux nouveaux fantômes, deux nouvelles pilules, une rouge qui multiplie les points par deux, une verte qui augmente la vitesse de déplacement (exactement comme dans le cyclisme). Nouveau Gameplay, nouvelle vision du jeu pour le joueur, ce titre sera une véritable réussite auprès du public. La meilleur version se retrouve sur Amiga et Atari qui remporte le “joystick d’or” du meilleur portage du jeu d’arcade 16 bits.
On ne joue pas avec la nourriture, de nos jours
Adapté par la suite sur quasiment toutes les consoles, en passant par la SNES, la MegaDrive, la N64 ou bien encore la Game Boy, on retrouve de nos jours Pac-Man sur DS (Pac-Pix, Pac’n Roll Pac-Man World 3) sur PSP dans Namco Museum Battle Collection par exemple. Il reste aussi téléchargeable sur la console virtuelle de Nintendo Wii ou bien même sur le Xbox live.
De nos jours Pac-Man reste un jeu ultra célèbre au même titre que Mario Bros ou Tetris. Il existe plus de 250 versions jouables en flash sur la toile et Ms. Pac-Man est même disponible sur iPhone et iPod Touch. Une longue histoire commencée il y a 30 ans et qui n’est apparemment pas près de s’arrêter.
Tohru Iwatani, le papa de Pac-Man. Né le 25 janvier 1955, il a longuement travaillé chez Namco, qu’il a quitté en 1997. Il est aujourd’hui professeur à temps plein à l’Université Polytechnique de Tokyo (Tôkyô Kôgei Daigaku), où il enseigne notamment la création, la production et l’histoire des jeux vidéo, ainsi que l’animation.













un bon petit dossier tout ca
ca évolue bien t’on blog mon ryo
On va faire de grandes choses mon Ryo !