IMALU : début major d’une fille née dans le showbiz
IMALU, ce nom ne vous dit peut-être rien. C’est normal : la demoiselle est loin d’être connue, et si elle a attiré les média ces derniers temps, c’est avant tout parce qu’elle est la fille de deux mastodontes de la geinôkai (le monde du show business) : son père n’est autre que le mastodonte de la télévision Sanma Akashiya, et sa mère est la célèbre actrice Shinobu Otake. Un environnement, vous l’imaginez, propice à une entrée rapide dans le showbiz, quelles que soient ses véritables compétences et son charisme (en l’occurrence inexistant, en toute bonne foi). J’avais d’abord écrit « quasi-inexistant », puis en regardant plusieurs vidéos et images, j’ai supprimé le « quasi »…
Voici une vidéo de présentation de IMALU, en japonais :
La jeune fille, âgée de 20 ans, a étudié au Canada pendant ses années lycée, avant de rentrer au Japon à l’été 2008. Ayant jusqu’à présent fait principalement du mannequinat (revues, pubs) et de la radio (et en ce moment même, de la comédie dans le drama Real Clothes), elle semble avancer à tâtons cette année vers son objectif qui est de devenir « artiste », et gagner son indépendance non pas seulement grâce à son nom, mais en s’appuyant sur ses propres compétences. Elle aurait appris le jazz et le hip-hop dès son adolescence, ainsi que la guitare en autodidacte. Elle vient de signer un contrat avec Universal Music Japan, et on attend de voir ce que tout cela donnera, car elle débarque un peu dans la Jpop comme un cheveu sur la soupe.
C’est en lisant la news la concernant et surtout en parcourant des yeux les commentaires des internautes japonais, absolument terrifiants, que j’ai décidé de vous en faire part. J’ai en effet été très surpris de constater les commentaires débordants de haine et de dégoût vis-à-vis d’IMALU, qui se fait déjà démonter de tous côtés par les internautes alors qu’on n’a pas encore entendu la moindre de ses chansons. Et c’est justement là où le bât blesse : une grande majorité de Japonais déteste plus que tout que le succès soit obtenu sans mérite, sans peine, particulièrement en ce qui concerne l’aspect professionnel. IMALU, arrivée en major sans n’avoir prouvé quoi que ce soit, là où des dizaines de milliers d’artistes luttent pendant des années pour se faire une petite place auprès du public et dans le milieu, se fait alors lyncher sans retenue par une flopée d’internautes fans de musique, qui ne se privent pas de déverser par écrit tout leur dégoût pour ce genre de personnes. Parfois avec raison, parfois moins. C’est en tout cas systématique. Plus encore que dans tout autre pays du monde, les « fils de machin » et les « filles de truc », qui n’ont pas gambatta et encore moins doryoku shita (qui n’ont pas eu à souffrir, à faire d’efforts pour réussir dans la vie) ont la vie dure au pays du soleil levant.
Fin de la parenthèse. Pour notre part, nous nous contenterons d’attendre la sortie de son premier single, qui sortira donc le 13 janvier, et qui s’intitulera Mashed potato (vous croyez qu’elle peut être prise au sérieux avec un titre pareil? :p). Le single sortira en deux versions : CD simple, et édition spéciale, dont le contenu n’est pas encore connu. Il sera commercialisé à 1000 yens. Il est très probable qu’on n’entendra plus jamais parler d’elle en tant que chanteuse une fois passé le mois de janvier, mais on attend quand même de voir avant de juger. Quoi qu’il en soit, la seule chose qui pourrait lui permettre de sortir la tête de l’eau, c’est une chanson réussie, tout simplement.













